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Sourd ou malentendant ?
Le terme générique de déficience auditive regroupe toutes les formes de perte d’audition, de légère à profonde. Dans cette catégorie, on distingue deux groupes : les personnes malentendantes et les personnes sourdes. À partir de quel seuil parle-t-on de malentendance ou de surdité ? Voici les principales différences.
Malentendant : une perte auditive partielle
La malentendance correspond généralement à une surdité légère ou modérée. Le malentendant entend encore certains sons, mais a du mal à suivre une conversation à voix basse, surtout en présence de bruit. En général, cette déficience survient après l’acquisition du langage oral. La cause la plus fréquente est le vieillissement (presbyacousie), mais une exposition prolongée à des bruits intenses peut aussi en être la cause.
Sourd : quand l’audition est fortement ou totalement absente
Le terme sourd désigne une personne atteinte d’une surdité très importante. Le sourd n’entend pas les sons, même les bruits forts. La surdité peut être congénitale (présente dès la naissance) ou acquise très tôt dans l’enfance, avant l’apprentissage de la parole. Une personne sourde de naissance n’ayant pas entendu suffisamment pour apprendre à parler, elle communique principalement en langue des signes (LSF).
Peut-on évoluer d’un état de malentendant à celui de sourd ?
Une perte auditive partielle peut progresser et aboutir à une surdité totale si sa cause est évolutive. Par exemple, une maladie de l’oreille interne comme la maladie de Ménière peut provoquer des baisses d’audition successives menant à une surdité sévère. Il existe aussi des surdités soudaines : un traumatisme sonore (bruit extrême) ou une infection grave peut détruire une partie du système auditif et faire basculer une malentendance modérée en surdité profonde. Une perte d’audition légère peut donc s’aggraver progressivement ou brutalement jusqu’à la surdité totale.
Sourds et malentendants : quels sont les degrés de perte auditive ?
On distingue généralement quatre degrés de perte auditive : légère, modérée, sévère ou profonde (définis selon le déficit en décibels).
Surdité légère à modérée : comment se manifeste la malentendance ?
La malentendance correspond à une surdité légère ou modérée (jusqu’à ~70 dB de perte auditive). Elle se caractérise par une difficulté à entendre les sons faibles ou à suivre une conversation normale en présence de bruit. Malgré ces troubles, la communication orale reste possible en se plaçant près de l’interlocuteur, en lisant sur les lèvres ou avec un appareil auditif.
Surdité sévère à profonde : à partir de quand parle-t-on de surdité ?
Au-delà d’environ 70 dB de perte, on parle de surdité sévère ; au-delà de 90 dB, de surdité profonde. La personne n’entend plus les sons du quotidien (sauf peut-être quelques bruits très forts), voire plus aucun son si la surdité est totale. Dans ces cas, elle doit recourir à d’autres modes de communication (langue des signes, lecture labiale, communication écrite) et peut envisager un implant cochléaire pour retrouver une perception sonore (notamment si la surdité est bilatérale).
Quelles sont les causes possibles de la surdité et de la malentendance ?
On peut classer les causes de déficience auditive en deux catégories :
- Causes congénitales : présentes dès la naissance (facteurs génétiques, complications pendant la grossesse ou l’accouchement, etc.).
Causes acquises : survenant au cours de la vie, dont le vieillissement (presbyacousie), l’exposition au bruit (un traumatisme sonore), les infections ORL à répétition (ex : otites) ou certaines maladies de l’oreille interne (comme la maladie de Ménière). Ces facteurs endommagent l’oreille interne et provoquent des surdités de perception.
Comment communiquer avec une personne malentendante ou sourde ?
Communiquer avec une personne souffrant de déficience auditive demande quelques adaptations. Qu’il s’agisse d’un malentendant ou d’un sourd, l’essentiel est de maintenir le lien et de faciliter les échanges.
Articulation et langage corporel
Placez-vous en face de la personne, dans un lieu bien éclairé, pour qu’elle puisse lire sur vos lèvres. Parlez clairement sans crier, en vous aidant des expressions du visage et de vos gestes pour faciliter la compréhension.
La technologie pour nous aider à communiquer
Des outils technologiques peuvent aider : par exemple, des applications convertissant la voix en texte en temps réel, ou tout simplement l’usage de l’écrit (SMS, e-mails) lorsque c’est plus pratique.
Apprendre la langue des signes
Apprendre quelques bases de langue des signes (LSF), ne serait-ce que l’alphabet ou des signes courants, facilite beaucoup la communication avec une personne sourde.
Quelles solutions pour améliorer l’audition des malentendants ?
Une fois la perte auditive diagnostiquée, des solutions existent pour améliorer l’audition ou compenser le déficit et préserver une bonne qualité de vie. Selon le degré de perte auditive, on pourra proposer un appareillage adapté.
La solution des appareils auditifs pour les malentendants
Les appareils auditifs amplifient les sons pour compenser une perte auditive légère à sévère. Bien entendre à nouveau aide à éviter l’isolement social et à préserver les capacités cognitives. Il est donc recommandé de s’appareiller dès que nécessaire, avec l’aide d’un audioprothésiste pour choisir une prothèse adaptée.
L’implant cochléaire : l’alternative pour les surdités profondes
Si la surdité est trop profonde pour que de simples appareils suffisent, on peut envisager l’implant cochléaire. Ce dispositif électronique, implanté chirurgicalement dans l’oreille interne, stimule directement le nerf auditif. Il est généralement proposé en cas de surdité bilatérale profonde, lorsque la personne n’entend plus du tout malgré des prothèses auditives. Après une rééducation, l’implant cochléaire permet de recouvrer une certaine perception des sons et de comprendre la parole.
L’importance de faire tester votre audition
Comme la perte d’audition est souvent progressive et discrète, il est conseillé de faire tester son audition régulièrement surtout après 60 ans ou dès les premiers doutes. Un test auditif chez un audioprothésiste ou un médecin ORL est rapide, indolore et souvent gratuit, et permet de mesurer votre seuil d’audition tout en détectant un éventuel problème. Plus une baisse d’audition est prise en charge tôt, mieux on peut en limiter les conséquences sur la vie quotidienne. Votre audition est précieuse : faites-la tester régulièrement !
Pour en savoir plus sur la surdité et les communautés qui s’y intéressent au quotidien, de nombreuses associations ont vu le jour, tout comme la Journée Nationale de l’Audition qui a pour but d’informer sur les différents troubles auditifs. N’hésitez pas également à consulter votre médecin ORL ou votre audioprothésiste dans l’un de nos centres auditifs, pour réaliser un bilan auditif ou trouver une solution, médicale ou non, adaptée à votre déficit de l’audition.
Questions fréquemment posées
Quelle est la différence entre surdité de naissance et surdité acquise ?
La surdité de naissance (congénitale) est présente dès la naissance, souvent en raison de facteurs génétiques ou de complications périnatales. La surdité acquise survient plus tard dans la vie (à la suite d’une maladie, d’un accident, du vieillissement ou d’un traumatisme sonore). La différence majeure tient donc au moment d’apparition de la perte auditive et à ses conséquences sur le langage : une personne née sourde n’a pas pu apprendre la parole naturellement, contrairement à quelqu’un devenu sourd après avoir appris à parler.
Un malentendant peut-il entendre sans appareil auditif ?
Oui, un malentendant conserve une certaine audition sans appareil, mais avec des limitations. Il peut percevoir des voix proches et des sons forts, mais aura des difficultés à comprendre une conversation complète, surtout en groupe ou dans un environnement bruyant. En revanche, avec des appareils auditifs, il pourra amplifier et clarifier les sons, ce qui lui permettra d’entendre beaucoup mieux qu’à l’état naturel.
Comment savoir si l’on est malentendant ou sourd ?
Le plus sûr est de réaliser un bilan auditif chez un ORL ou un audioprothésiste. Cet examen mesurera votre seuil d’audition. S’il révèle une perte légère ou modérée, vous serez considéré comme malentendant ; si la perte est profonde (peu de sons perçus au-delà de ~90 dB), on parlera de surdité. Certains signes du quotidien peuvent aussi vous alerter : si vous montez souvent le volume de la télévision ou devez faire répéter vos interlocuteurs, mieux vaut consulter pour vérifier votre audition.
Est-ce qu’un malentendant est considéré comme une personne handicapée ?
La déficience auditive, même partielle, est reconnue comme un handicap sensoriel. En France, un malentendant peut obtenir le statut de personne handicapée (via la MDPH) si sa perte auditive engendre des difficultés notables au quotidien, ouvrant droit à des aides. Au-delà d’un certain seuil de perte auditive, on entre légalement dans la catégorie du handicap.
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