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Acouphènes : près d’un quart de la population Française touchée selon un sondage

Selon un sondage récent mené par l’IFOP à la demande de l’association Journée nationale de l’audition (JNA), 14 à 17 millions de Français seraient concernés par les acouphènes, dont 2 à 4 millions de façon permanente. Une pathologie qui peut placer les patients dans une grande détresse, tant ce bruit continu peut devenir insupportable au quotidien.

Les acouphènes, un mal invisible qui dérange

L’acouphène est la conséquence d’un dérèglement nerveux dont la cause peut être traumatique, infectieuse ou psychologique. Celle-ci a provoqué une interprétation erronée d’un signal nerveux par le système auditif qui a alors « inventé » un son. La cause peut d’ailleurs avoir disparu depuis longtemps sans que l’acouphène ne disparaisse ensuite, ce qui explique la difficulté à pouvoir les traiter efficacement.

L’acouphène peut se manifester différemment selon les patients. Un sifflement, un bourdonnement… Il peut également s’étendre sur une fréquence voir plusieurs, généralement dans les aigus.

Cette pathologie peut entraîner chez les patients, fatigue, stress, voir des signes de dépression. N’existant aucun traitement efficace à 100%, les acouphéniques sont bien souvent livrés à eux même, bien qu’il existe des méthodes pour les accompagner et diminuer la gêne (Thérapie cognitivo-comportementale (TCC), thérapie TRT…).

Chez Unisson, nous proposons à nos patients des appareils auditifs avec masqueurs d’acouphènes. Les résultats, bien qu’encourageants, varient d’une personne à l’autre et il faut compter plusieurs mois et un port régulier avant d’obtenir les premiers signes d’amélioration.

L’hyperacousie, également mise en avant à l’occasion de la journée nationale de l’audition

L’hyperacousie se traduit par une intolérance à des sons qui sont, normalement, tolérables. Cette pathologie peut s’exprimer par une vive douleur à l’oreille. Les conséquences sur le quotidien sont tout aussi impactantes que les acouphènes, voire davantage. En effet, selon le sondage, la gêne engendrée est perçue comme très importante, avec une note moyenne de 6,7 sur 10.

Manque de prévention et d’information

L’association dénonce également dans son rapport le fait que seul un tiers des personnes concernées va consulter un spécialiste. Par ailleurs, 80% des moins de 35 ans n’ont jamais fait tester leur audition. Cette situation prouve qu’il y a un manque de d’information dispensée sur le sujet, notamment à destination des plus jeunes, qui sont pourtant particulièrement concernés par l’évolution de ces pathologies.

Les jeunes particulièrement touchés

Les plus jeunes sont particulièrement touchés par l’apparition d’acouphènes, ponctuels comme permanents. Selon le sondage, 56% des 15-17 ans et 49% des 18-24 ans disent ressentir ou avoir déjà ressenti des acouphènes.

Ces chiffres soulèvent un véritable problème de santé publique. On peut sûrement attribuer ces chiffres inquiétants aux évolutions dans la manière de consommer la musique chez cette population (écoute régulière au casque, fréquentation régulière de lieux festifs avec musique amplifiée…). L’association JNA souligne par ailleurs que cette tendance confirme que les acouphènes sont davantage « liés à des traumatismes sonores qu’à des problèmes de santé liés à l’âge ».

Les conclusions de l’association JNA pour lutter contre l’évolution inquiétante de ces pathologies

Acouphènes et Hyperacousie sont des pathologies qui évoluent de façon inquiétantes, touchant notamment de plus en plus les plus jeunes. Pour lutter contre ce fléau, les experts médicaux et scientifiques de l’association JNA proposent plusieurs mesures :

  • Mettre en place un parcours de santé dédié et personnalisé
  • Informer et sensibiliser les professionnels de santé sur ces troubles pour améliorer la prise en charge des patients
  • Lancer une campagne de sensibilisation des 15-34 ans sur les troubles de l’audition
  • Lancer une campagne nationale de santé publique pour prévenir les traumatismes liés aux expositions sonores

Source : Sondage Ifop administré en ligne du 9 au 12 février auprès d’un échantillon de 1.003 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.

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