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Évaluer son audition : le bilan auditif

La perte d’audition est un phénomène complètement naturel qui touche une grande partie de la population française. Ce phénomène peut être le résultat d’une perte auditive progressive liée à l’âge ou peut résulter d’un traumatisme sonore (une exposition prolongée à un bruit excessif par exemple). Aujourd’hui, ce problème auditif touche majoritairement les séniors (l’audition diminue lorsque l’on vieillit), mais peut également toucher l’homme et la femme à l’âge adulte et parfois même les plus jeunes.

Pourtant, il est parfois difficile de déceler soi-même l’apparition d’un trouble auditif. En effet, on s’en rend compte généralement tard, lorsque l’on prend conscience que l’on a du mal à suivre une conversation, lorsque l’on se rend compte que l’on augmente machinalement le volume de la télé ou de la radio, ou lorsque des proches se plaignent d’avoir à se répéter pour se faire comprendre. À ce moment-là, un test auditif s’impose. Il s’agit alors de savoir facilement et rapidement où en est son audition.

Mais qu’est-ce qu’un bilan auditif ? Où le réaliser ? En quoi consiste-t-il ? On fait le point.

Qu’est-ce que le bilan auditif ?

Le test auditif est un examen clinique pratiqué par des spécialistes de l’oreille. Ce test peut être réalisé soit par un O.R.L (un oto-rhino-laryngologiste) soit par un audioprothésiste, et, dans certains cas, par un médecin généraliste.

L’objectif du test auditif est de mesurer le degré de surdité d’un individu et d’en déterminer les causes (presbyacousie, traumatisme sonore, etc.) Il permet alors au spécialiste de l’oreille d’imaginer un traitement pour améliorer le quotidien de son patient.

De manière générale, un test auditif se compose d’une otoscopie (un examen des conduits auditifs ainsi que de l’oreille moyenne et externe) et d’un dépistage auditif (ou acoumétrie). L’otoscopie permet de vérifier qu’aucun objet ne bloque le conduit auditif et de mettre en évidence un éventuel bouchon de cérumen, une anomalie du tympan (inflammation, rétractation), une otite ou un cholestéatome. L’acoumétrie, quant à elle, permet de mesurer le degré de perte auditive dont souffre le sujet.

À aucun moment le bilan auditif ne se révèle douloureux ou incommode pour le patient. Il n’y a donc aucune crainte à avoir à l’heure de passer cet examen. Dans certains cas, l’audioprothésiste ou l’O.R.L pourra déterminer le seuil d’inconfort au bruit de l’oreille.

Pourquoi, et à quel moment réaliser un bilan auditif ?

Il est parfaitement normal que l’audition diminue avec l’âge. C’est ce que l’on appelle la presbyacousie. Ce phénomène est dû au vieillissement et à la perte progressive des cellules qui compose notre oreille interne (cochlée, osselets, tympan, etc.). On considère qu’un adulte sur trois âgé de plus de 60 ans et qu’un adulte sur deux âgé de plus de 65 ans souffre d’une diminution de son audition. Le phénomène est donc loin d’être isolé. À ce phénomène s’ajoutent également les pertes auditives liées aux traumatismes sonores (l’exposition régulière à des sons très forts ou l’évolution dans un environnement bruyant).

Or, la perte d’audition, aussi progressive soit-elle, peut se révéler particulièrement handicapante. L’ouïe est en effet un sens doté d’une signification sociale particulièrement importante. Entendre correctement permet de se repérer dans l’espace, d’entreprendre des discussions avec ses proches et de socialiser avec ses camarades. Ne plus entendre (ou entendre moins bien) peut alors s’accompagner d’un repli sur soi, d’une perte d’intelligibilité, et peut même mener à des épisodes dépressifs.

Pour toutes ces raisons, il est indispensable de passer un bilan auditif lorsque l’on suspecte une diminution de son audition. Plusieurs situations peuvent alors vous mettre la puce à l’oreille (sans mauvais jeu de mots). C’est le cas lorsque vous avez du mal à suivre une conversation à plusieurs, dans un endroit bruyant ou non (dans un café par exemple), lorsque vous avez besoin de monter le son de votre télévision, de votre chaine hi-fi, ou de votre radio pour en saisir les paroles ou les notes de musiques, ou que vous devez vous concentrer pour suivre une conversation simple.

Souvent, la perte de l’ouïe peut également être repérée par des proches, notamment si ces derniers se plaignent de devoir se répéter plusieurs fois pour se faire entendre. Cette situation devrait alors vous pousser à consulter un spécialiste afin de passer un test auditif.

Par ailleurs, il est conseillé de passer un bilan auditif de manière régulière à partir de 55 ans. C’est en effet à partir de ce moment-là que l’on commence à souffrir de presbyacousie, afin de déceler le plus tôt possible une diminution auditive… et de la corriger le plus vite possible. De la sorte, l’ouïe doit être régulièrement contrôlée, un peu de la même manière que votre vue, lorsque vous portez des lunettes.

En effet, plus tôt la perte d’audition est décelée, mieux c’est. Il est en effet possible de mettre en place des traitements efficaces afin de pallier à cette perte de l’ouïe et d’en réduire les éventuelles complications.

Le déroulement d’un bilan auditif

Chez Unisson, le bilan auditif est gratuit. Cela vous permet de savoir rapidement si vous souffrez d’un problème de l’ouïe et de définir le degré de surdité dont vous êtes atteint. Les tests auditifs réalisés au sein de nos centres sont tous réalisés par audioprothésistes diplômés d’État, en leur qualité d’expert de l’audition. Le test auditif se déroule trois étapes bien précises.

En amont du bilan auditif vient la prise du rendez-vous. À cette occasion, n’importe quel individu, qu’il ait consulté un O.R.L. ou un médecin généraliste ou non, peut prendre rendez-vous gratuitement dans un centre auditif d’Unisson pour y passer un test auditif. La prise de rendez-vous se fait par téléphone ou sur notre site internet.

Le test auditif se fait le jour du rendez-vous. L’examen commence par un entretien entre l’audioprothésiste et son patient. Le spécialiste de l’oreille cherche à en apprendre davantage sur le mode de vie, sur les habitudes, sur les gênes et sur l’environnement sonore du sujet. Cela lui permet de dresser un profil général de son patient et de connaitre davantage sa situation et son besoin.

Une fois l’entretien terminé, l’audioprothésiste peut alors procéder à un examen physique, plus connu sous le terme d’otoscopie. Il s’agit d’examiner le conduit auditif du sujet à l’aide d’une caméra afin de vérifier que l’oreille moyenne et interne ne souffre d’aucune malformation ou d’aucune infection. Cela permet à l’audioprothésiste de vérifier qu’aucun objet ne bouche le conduit auditif (bouchon de cérumen, objet en tout genre, etc.).

Vient enfin l’étape du dépistage auditif. L’audioprothésiste fait alors passer un test vocal et tonal au sujet . Cet examen auditif se pratique en cabine insonorisée ou à l’aide d’un casque spécialisé. Le spécialiste cherche à mesurer la compréhension de la parole de la personne dans un environnement calme, puis bruyant.

À la fin du test auditif, l’audioprothésiste peut alors consigner les résultats sous la forme d’un graphique, aussi connu sous le nom d’audiogramme, qui lui permet d’apprécier le degré de surdité de son patient.

L’interprétation du bilan auditif : l’audiogramme

audioprothesiste unisson

L’audiogramme est le résultat du test auditif. Il s’agit d’une ou de plusieurs courbes dessinées grâce aux résultats des examens vocal et tonal du sujet. Cet audiogramme permet à l’audioprothésiste d’apprécier le degré de surdité dont souffre son patient.

On retrouve de nombreuses informations sur l’audiogramme. On y retrouve la capacité auditive des oreilles droite et gauche ainsi que la fréquence (en hertz) de son et l’intensité sonore qu’est capable d’entendre et de percevoir le sujet.

En fonction de ces différentes données, la perte auditive du sujet est caractérisée comme :

  • Légère si la perte d’audition est comprise entre 21 et 40 décibels,
  • Légère à moyenne si la perte auditive est comprise entre 41 et 55 décibels,
  • Légère à moyennement sévère si la perte de l’ouïe est comprise entre 56 et 70 décibels,
  • Sévère si la perte auditive est comprise entre 71 et 90 décibels,
  • Sévère à profonde si la perte d’audition est de plus de 91 décibels

Si la perte d’audition est inférieure à 20 décibels, celle-ci est considérée comme normale. C’est en fonction de ces résultats et du profil du patient que l’audioprothésiste peut alors lui proposer divers traitements, comme c’est le cas de l’appareillage.

Que faire après un bilan auditif ?

Deux cas de figure peuvent faire suite à la réalisation d’un test auditif. Si l’examen révèle que le patient ne souffre d’aucune perte auditive, celui-ci pourra tout simplement prendre un nouveau rendez-vous une à deux années plus tard afin de vérifier l’évolution de son évolution.

Si l’examen révèle une perte auditive, quelle que soit son intensité, l’audioprothésiste peut alors orienter son patient vers un médecin O.R.L., afin qu’il procède à une audiométrie et qu’il pose un diagnostic. L’O.R.L. peut alors fournir une prescription médicale au patient pour qu’il puisse acquérir une prothèse auditive auprès d’Unisson.

Les audioprothésistes d’Unisson accompagnent alors la personne malentendante dans la sélection d’un dispositif adapté aux besoins et au budget de celui-ci. Il s’agit avant tout de prendre en considération le mode de vie et l’environnement, et les attentes en matière de confort et d’esthétisme de la part du sujet.

Afin de faciliter l’accès à l’appareillage auditif, Unisson propose des aides auditives haut de gamme à des tarifs jusqu’à 40 % moins cher que chez la concurrence, et ce, à service et modèles égaux.

Vous souhaitez réaliser un test auditif ? Prenez rendez-vous dans l’un des centres Unisson. RDV Gratuit et sans engagement

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