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Qu’est-ce qu’une perte auditive basse fréquence ?
La perte auditive basse fréquence désigne une difficulté à entendre les sons dont la fréquence est inférieure ou égale à environ 2 000 Hz. Ces sons graves peuvent inclure les voix masculines, les bruits des appareils ménagers, les grondements ou les basses en musique.
Autrement dit, pour une personne souffrant de ce type de surdité, les sons graves, même potentiellement forts, paraissent atténués, étouffés, ou parfois inaudibles. Cette perte peut être plus ou moins marquée selon le degré de la déficience auditive, de légère à modérée, voire sévère.
Quelle est la cause de la perte auditive dans les basses fréquences ?
Plusieurs mécanismes peuvent être à l’origine d’une perte auditive des basses fréquences :
- Une atteinte neurosensorielle : Dans ce cas, le problème se situe au niveau de l’oreille interne, précisément dans la cochlée. Les cellules ciliées, essentielles à la transmission des sons vers le cerveau, peuvent être endommagées. Lorsque celles situées dans la région correspondant aux graves sont altérées, c’est la perception des basses fréquences qui souffre.
- Des troubles de conduction au niveau de l’oreille moyenne : certaines pathologies comme des infections, un dysfonctionnement de la trompe d’Eustache, notamment dans le cadre d’une otite ou d’un encombrement, peuvent empêcher les sons graves d’être correctement transmis, ce qui provoque une perte auditive basse fréquence.
- Des pathologies spécifiques : certaines affections, comme Maladie de Ménière, peuvent provoquer une perte auditive basse fréquence, souvent fluctuante, associée à d’autres symptômes (acouphènes, sensation d’oreille pleine, vertiges).
- Des causes génétiques ou congénitales : des syndromes rares, des malformations de l’oreille interne ou des anomalies du développement cochléaire peuvent entraîner très tôt une perte auditive neurosensorielle des basses fréquences.
- Des infections virales, des maladies autoimmunes, des troubles vasculaires ou des facteurs inflammatoires.
Ainsi, la perte auditive basse fréquence ne relève pas toujours du simple vieillissement ou de l’exposition au bruit. Les causes sont multiples, parfois rétroactives, parfois héréditaires ou parfois soudaines.
Perte auditive basse fréquence : quels sont les symptômes ?
Reconnaître une perte auditive basse fréquence n’est pas toujours évident. Les symptômes peuvent être discrets, progressifs, ou fluctuants, ce qui rend le diagnostic tardif fréquent.
Parmi les signes les plus courants :
- De la difficulté à entendre les voix graves, par exemple la voix d’un homme au téléphone, ou lors d’une conversation face à face.
- Une perception des basses ou des sons graves comme étouffés, faibles, ou lointains.
- Une bonne entente des sons aigus, mais un trouble de l’équilibre entre les graves et les aigus.
- Une sensation d’oreille bouchée, de pression, ou de plénitude auriculaire, parfois associée à des acouphènes ou des vertiges (dans certains cas, notamment quand la cause est une maladie de l’oreille interne).
En milieu bruyant, la compréhension se complique encore : plusieurs personnes parlent, et des bruits d’arrièreplan (moteur, circulation, foule…) masquent les voix graves.
Exemples de situations du quotidien
- Vous peinez à entendre les basses d’un morceau de musique.
- Au téléphone, surtout avec un interlocuteur ayant une voix grave, vous demandez souvent de répéter.
- En famille ou entre amis, dans une conversation de groupe, les voix graves se confondent dans le bruit ambiant.
- Vous ressentez une pression, un inconfort dans l’oreille, une sensation d’oreille « bouchée » ou un grondement interne.
Quels risques si elle n’est pas traitée ?
Ne pas prendre en compte une perte auditive basse fréquence n’est pas sans conséquences :
- La perte peut s’aggraver progressivement, surtout si la cause est neurosensorielle ou liée à une pathologie de l’oreille interne. Un dépistage tardif risque d’aboutir à une perte plus prononcée, difficile à corriger.
- La communication quotidienne se dégrade : téléphone, conversations, musique, films, tout devient plus difficile. À terme, isolement social, fatigue cognitive, stress, voire troubles de la concentration peuvent apparaître.
- L’impact sur la santé mentale et émotionnelle n’est pas à négliger : la perte auditive peut nuire à la confiance en soi, aux interactions familiales ou professionnelles, voire à l’équilibre psychologique.
- Si la perte est liée à une maladie comme la maladie de Ménière, l’absence de traitement ou de suivi peut entraîner des cycles de vertiges, acouphènes, fluctuations auditives.
Comment confirmer le diagnostic ?
Pour confirmer une perte auditive basse fréquence, il est indispensable de passer par un bilan auditif complet, réalisé par un professionnel, un ORL ou un audioprothésiste.
Quels tests réaliser ?
L’audiogramme tonal est l’examen de référence pour évaluer la perception des sons selon les différentes fréquences : graves, moyennes et aiguës. En cas de perte auditive dans les basses fréquences, il met en évidence une baisse des seuils auditifs sur les sons graves.
Vient ensuite le test vocal, réalisé dans le silence ou dans le bruit. Contrairement à l’audiogramme qui mesure la capacité à percevoir un son, ce test évalue la compréhension de la parole dans des situations concrètes du quotidien, et permet d’en mesurer l’impact réel sur l’audition.
Un examen ORL peut être nécessaire pour explorer les causes précises : problème de conduction (comme une otite ou un dysfonctionnement de l’oreille moyenne), atteinte de l’oreille interne, ou trouble vestibulaire si des vertiges ou acouphènes sont associés.
En fonction des symptômes, des examens d’imagerie ou des tests complémentaires peuvent être prescrits pour affiner le diagnostic.
À quel moment consulter ?
Il est recommandé de consulter dès les premiers doutes, même si les symptômes paraissent légers ou intermittents et surtout si :
- Vous entendez mal certaines voix (sons graves)
- La musique ou la télévision semble déséquilibrée
- Vous avez des acouphènes, des vertiges ou une sensation d’oreille bouchée
- Vous avez des antécédents familiaux ou une maladie de l’oreille interne
Un diagnostic précoce augmente les chances de préserver l’audition, de corriger la perte et d’éviter l’aggravation.
Quels sont les traitements possibles ?
Porter des appareils auditifs adaptés
Dans de nombreux cas, qu’il s’agisse d’une perte neurosensorielle, d’un trouble de conduction ou d’une déficience auditive modérée, le port d’un appareil auditif adapté permet de mieux entendre les sons graves et de rétablir un équilibre dans l’écoute. L’ajustement des réglages pour amplifier les basses fréquences contribue à améliorer la perception auditive globale.
L’intervention d’un audioprothésiste est essentielle pour adapter l’appareil à la configuration de chaque oreille. Un bon réglage permet d’éviter les distorsions, de préserver le confort d’écoute et de répondre précisément aux besoins de la personne appareillée.
Suivi médical et traitement des causes sous-jacentes
Si la perte est liée à une pathologie comme la maladie de Ménière, un suivi médical, des ajustements du mode de vie, ou des traitements médicaux peuvent aider à mieux contrôler l’évolution des symptômes
Être bien accompagné(e) : le rôle de l’audioprothésiste
Un bilan auditif et un appareillage bien choisi ne suffisent pas à eux seuls : l’accompagnement humain est aussi important. L’audioprothésiste est là pour ajuster l’appareil auditif, guider son utilisation au quotidien, affiner les réglages et accompagner chaque étape de l’adaptation. Il apporte aussi des conseils précieux pour améliorer le confort d’écoute dans toutes les situations.
Avec un accompagnement attentif, un appareil bien adapté et un suivi personnalisé, il est possible de retrouver une écoute équilibrée, de préserver sa qualité de vie et de rester pleinement connecté à son environnement.
Prenez rendez-vous gratuitement dans l’un de nos centres Unisson : un audioprothésiste vous accompagnera pour réaliser un bilan auditif complet et vous proposer, si besoin, des solutions adaptées à votre audition.
FAQ – tout savoir sur la perte auditive basse fréquence
Quels sont les sons concernés par la perte auditive basse fréquente ?
La perte auditive basse fréquence affecte la perception des sons graves, généralement en dessous de 2 000 Hz. Cela inclut les voix masculines, les bruits sourds (moteur, ventilation, frigo, etc.), certaines notes graves en musique ou les sons de fond.
Quelle est la différence entre perte auditive haute et basse fréquence ?
Dans la perte haute fréquence, ce sont les sons aigus (sons aigus, clartés, consonnes, sonneries) qui sont principalement affectés. Dans la perte basse fréquence, ce sont les sons graves (basses, voix profondes, grondements) qui sont mal perçus.
Peut-on récupérer une perte auditive basse fréquence ?
Tout dépend de la cause. Si la perte est due à un problème de conduction (oreille moyenne, inflammation, otite), un traitement médical ou chirurgical peut permettre un retour partiel ou total à l’audition normale. Si la perte est neurosensorielle, la récupération complète est rarement possible, mais un appareillage auditif permet souvent d’obtenir un bon confort sonore.
Comment ne plus entendre les basses fréquences ?
Cela peut arriver à cause de pathologies (cochlée, oreilles interne ou moyenne), d’un traumatisme, d’une infection, d’une maladie comme la maladie de Ménière, d’une anomalie génétique, d’un problème de transmission, ou plus rarement de l’âge. L’exposition prolongée à des environnements bruyants, des traumatismes acoustiques ou des infections répétées peuvent jouer un rôle.
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