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Pourquoi la musique peut aider à soulager les acouphènes ?
Comment le cerveau interprète le son ?
Un acouphène n’est pas un son extérieur. C’est une activité interne du système auditif, souvent liée à une perte auditive ou à un traumatisme sonore. Lorsque certaines fréquences ne sont plus correctement perçues, le cerveau se réorganise et produit des signaux qu’il interprète comme des bruits. Sifflements, bourdonnements ou pulsations proviennent alors d’un mécanisme de compensation, et non d’une stimulation réelle.
Bon à savoir : le stress joue aussi un rôle important. Plus l’attention se focalise sur l’acouphène, plus le cerveau le renforce. C’est ce cercle vicieux qu’il faut parvenir à rompre.
L’effet apaisant et distractif de la musique
La musique agit sur deux leviers essentiels. D’abord, elle détourne l’attention du cerveau : occupé à analyser les mélodies et les rythmes, il accorde moins de place au bruit parasite.
Ensuite, elle favorise la détente. Des sons réguliers, doux et enveloppants réduisent le stress, l’un des principaux facteurs d’aggravation des acouphènes.
Avec une écoute régulière, l’oreille et le cerveau apprennent progressivement à relativiser la présence du sifflement, ce qui améliore le confort au quotidien.
Quelle musique écouter quand on a des acouphènes ?
Les bruits blancs
Le bruit blanc est un son continu qui contient toutes les fréquences audibles, diffusées à faible intensité. Il ressemble à un souffle doux. Ce type de son permet de réduire le contraste entre le silence et l’acouphène, ce qui aide à diminuer la gêne.
Il ne s’agit pas de masquer totalement le sifflement, mais de créer un environnement sonore plus confortable, en particulier au moment du coucher ou dans les périodes de stress. On peut utiliser des applications, des vidéos, des machines dédiées ou, dans certains cas, des appareils auditifs munis d’un générateur de bruit.
Le bruit rose et le bruit brun
Le bruit rose et le bruit brun sont des variantes du bruit blanc, mais perçus comme plus doux par beaucoup de personnes acouphéniques.
Le bruit rose offre une répartition des fréquences plus agréable, moins marquée dans les aigus. Le bruit brun, plus grave, procure une sensation enveloppante et apaisante.
Ces sons sont souvent mieux tolérés et conviennent parfaitement pour accompagner l’endormissement ou faciliter la relaxation en journée.
Musiques relaxantes et paysages sonores
Il n’existe pas une musique capable d’éliminer l’acouphène. En revanche, certaines ambiances sonores aident à réduire la perception du sifflement. Les musiques douces sont généralement les plus efficaces : piano, guitare, jazz calme, musique classique ou instrumentale.
Les sons naturels sont aussi préconisés. Bruit de pluie, vagues, vent dans les arbres ou chant d’oiseaux créent une atmosphère apaisante, propice à la détente.
L’écoute régulière de sons agréables permet au cerveau de se concentrer sur des signaux externes plutôt que sur l’acouphène. Peu à peu, cette habitude participe à réduire l’impact du bruit intérieur.
Musique et acouphènes : les bonnes pratiques
Volume raisonnable : la règle d’or
La musique peut aider à atténuer la perception des acouphènes, mais uniquement lorsqu’elle est écoutée à un niveau sonore modéré. Une exposition excessive au son est l’un des facteurs les mieux documentés dans l’apparition ou l’aggravation des troubles auditifs.
Au-delà d’environ 80 à 85 décibels, les cellules ciliées internes et externes peuvent subir des lésions. Ces cellules jouent un rôle essentiel dans la transmission des vibrations sonores vers le nerf auditif. Lorsqu’elles sont endommagées, elles ne se régénèrent pas, ce qui peut entraîner une perte auditive et favoriser l’apparition d’acouphènes.
Pour limiter ce risque, il est conseillé de maintenir le volume à 60 ou 70 % maximum des capacités de l’appareil, et de réduire immédiatement dès que la musique semble trop forte, agressive ou fatigante.
L’objectif n’est jamais de masquer l’acouphène par un son plus puissant, mais de créer un environnement sonore doux et stable qui aide le cerveau à relativiser la perception du bruit intérieur.
Durée d’écoute : l’importance de la régularité
La durée d’écoute joue autant que le volume. De courtes sessions de 15 à 30 minutes, répétées dans la journée, suffisent souvent à diminuer la gêne.
L’oreille comme le cerveau ont besoin de moments de repos : il n’est pas nécessaire ni souhaitable d’écouter en continu. Une exposition régulière mais raisonnable aux sons apaisants favorise l’habituation et aide à relativiser la présence de l’acouphène.
Choix du support : casque, écouteurs, enceinte ?
Tous les supports n’exposent pas l’oreille de la même manière :
- Les écouteurs placés directement dans le conduit auditif peuvent augmenter la pression sonore et accroître le risque de traumatisme auditif, surtout si le volume est mal contrôlé.
- Le casque, utilisé à faible volume et sur des durées courtes, peut convenir, mais impose de rester vigilant.
- L’option la plus douce reste l’enceinte ou un appareil diffusant un bruit de fond à distance. Le son est alors moins concentré sur l’oreille, ce qui réduit la fatigue auditive et améliore le confort d’écoute.
Comment calmer les acouphènes rapidement ?
Quand la musique ne suffit pas
La musique peut aider à apaiser la perception des acouphènes, mais elle ne constitue pas une solution unique. Lorsque les sifflements deviennent persistants, gênent le sommeil, ou s’accompagnent d’une perte auditive, il est essentiel d’obtenir un avis médical.
Un bilan ORL permet d’écarter une cause sous-jacente (bouchon de cérumen, inflammation, pathologie de l’oreille interne…) et de mieux comprendre le mécanisme en jeu. Dans la majorité des cas, un trouble auditif associé est retrouvé, et la prise en charge passe alors par une amélioration de l’audition.
L’audioprothésiste joue un rôle central dans ces situations. En restaurant la perception des sons extérieurs, l’appareillage auditif réduit le contraste entre l’environnement sonore et l’acouphène. Chez beaucoup de patients, cette stimulation auditive régulière suffit déjà à diminuer la gêne.
Dans certains cas, un générateur de bruit blanc intégré à l’appareil peut être proposé pour accompagner l’habituation. Cette approche s’inscrit dans la thérapie sonore, qui vise à réentraîner le cerveau à relativiser le signal interne.
Prenez rendez-vous pour faire le point sur vos acouphènes avec un professionnel de l’audition.
L’importance de traiter la cause sous-jacente
Les acouphènes ne sont pas une maladie en soi, mais un symptôme. Leur intensité et leur évolution dépendent du contexte : perte auditive, fatigue, exposition au bruit, stress, troubles de l’articulation temporo-mandibulaire, prise de certains médicaments…Identifier et traiter la cause est donc fondamental.
Lorsque les acouphènes sont liés à une exposition sonore excessive, la priorité est de réduire les niveaux sonores et de protéger systématiquement les oreilles en milieu bruyant.
Si une perte auditive est confirmée, l’appareillage auditif permet souvent une amélioration rapide de la qualité de vie en stimulant les zones auditives sous-exploitées.
Le stress intensifie la perception des sifflements en activant les circuits de vigilance du cerveau. La relaxation, la respiration, l’activité physique régulière ou certaines approches cognitives peuvent aider à briser ce lien entre tension et acouphène.
L’objectif est de rétablir un équilibre global : protéger l’audition, optimiser le sommeil, diminuer le stress et restaurer une stimulation sonore suffisante.
FAQ – Musique et acouphènes
Où masser pour calmer les acouphènes ?
Principalement la nuque, les tempes et la mâchoire. Ces zones se tendent avec le stress, ce qui peut accentuer la gêne. Les massages n’éliminent pas l’acouphène, mais peuvent réduire la tension.
Existe-t-il une musique qui aide à soulager les acouphènes ?
Aucune musique ne fait disparaître un acouphène, mais certains sons peuvent réellement aider à mieux le supporter : les bruits blancs ou roses, la musique classique, le piano et sons de nature. L’important est que l’écoute soit agréable et à faible volume.
Les appareils auditifs peuvent-ils aider à soulager les acouphènes ?
Oui. En améliorant l’audition, ils réduisent la perception des sifflements. Certains modèles diffusent aussi un bruit blanc pour faciliter l’habituation. L’accompagnement d’un audioprothésiste est essentiel.
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